La météo est de nouveau clémente, après une semaine de temps assez crado, j’en ai profité pour faire une deuxième sortie un peu longue.
Bon ça c’est la version courte, la version plus longue c’est que alors que j’avais prévu de partir tôt le matin, pendant une partie de la matinée je me suis tâté pour savoir si c’était pas une connerie.
Finalement lorsque je me suis décidé à embarquer tout le bordel sur le Bullitt, il était pratiquement midi et demie, on a dû partir il devait être pas loin de 13h.
C’est pas anodin parce que pour des sorties de plus de 100 km, qui donc vont dépasser les 6h, l’heure de départ est cruciale si on veut rentrer avant la nuit.

Nous sommes donc partis, il n’était pas tout à fait 13h.

J’avais les jours précédents hésité longtemps pour la direction histoire de changer des Yvelines et du Val-de-Marne.
Finalement nous sommes allés à Melun (60km) puis retour.


Pour la définition du trajet j’ai fait confiance à Strava, qui a une nouvelle fonctionnalité de définition d’itinéraires (réservée aux abonnés). Ces itinéraires peuvent être automatiquement définis en fonction des préférences des utilisateurs (on peut le définir totalement manuellement si l’on veut).
Ce système m’est apparu très perfectible, parce que l’aller et le retour sont assez déséquilibrés.
À l’aller nous sommes descendus pratiquement tout droit, avec un trajet relativement plat, très urbain, pas vraiment joli (mise à part la traversée de la forêt de Sénart à partir de Montgeron où là ça devient sympathique).

En revanche pour les 60km retour, on aurait dit une compilation de fins de rallye FFCT.
Je pense d’ailleurs que ça doit être ça la source, puisque le choix de l’itinéraire est basé sur les préférences des utilisateurs. En pratique donc, ce retour était visuellement beaucoup plus agréable, infiniment moins urbain et nous sommes passés par toutes les bosses les plus salopes figurant sur le trajet. Au final, le dénivelé n’est pas délirant, mais nous sommes passés par quelques bosses plutôt coton, j’ai en mémoire celle de Cordon par exemple.

en sortie de la foret de Sénart, j’ai croisé une chicane a vélos intelligente, avec un poil de manutention, le Bullitt passe

La grosse différence par rapport à ma première tentative, ça a été la gestion de l’alimentation et surtout de l’hydratation. La première fois j’étais parti un peu en vrac, j’avais très peu bu, je suis rentré perclu de crampes et le lendemain je pouvais plus marcher.
Là j’ai décidé de m’y prendre autrement.
Nous sommes partis avec mes deux bidons de 700 ml + 2 bouteilles d’eau de 1,5 litre ce qui fait déjà pratiquement 4 litres et demi, et en chemin j’ai acheté deux bouteilles de 1,5 litre supplémentaires (je n’en ai utilisé qu’une).
Etant donné que Pippo a très peu bu, cela veut dire en clair que j’ai pratiquement consommé 6 litres de liquide.

J’écris “de liquide” et pas “d’eau”, parce que j’ai repris la poudre de perlimpinpin que j’utilisais autrefois pour les longues distances. Elle est fabriquée par Decathlon (enfin Aptonia), et maintenant s’appelle ISO+.
Cette poudre est magique pour les efforts très longs. Je ne sais pas si c’est du placebo ou si c’est vraiment quelque chose de scientifiquement démontrable, dans tous les cas elle marche très bien, elle donne un petit goût à l’eau, elle contient des glucides et pas mal d’autres éléments, ce qui fait que on a pas faim. Avec elle je pête la forme tout le temps et surtout j’ai zéro crampes (bon avec 6l dans la journée c’était prévisible)

En bref, sur un plan physique, ça s’est très bien passé, infiniment mieux que la dernière fois.

Pour ce qui est du matériel, les poignées Ergon GP1 c’est un peu le jour et la nuit par rapport aux poignées d’origine. C’est pas encore parfait, on est encore pas au niveau de confort d’un cintre de route, mais là ça va, je suis rentré avec les poignets dans un état assez correct. J’avais un peu mal mais c’est lié à l’arthrose, les poignées n’y sont pour rien.

Pour la selle, le Bullitt est équipé depuis quelques temps d’une SMP VT30C. Les selles SMP je connais bien, je les pratique depuis longtemps, ça fait un peu mal au cul, mais ça j’en ai l’habitude, en revanche aucune compression.
La plomberie était dans un état nickel à l’arrivée, et je suis très sensible sur ce plan.

Ce qui fait que ça c’est mieux passé, c’est aussi que je n’étais pas surpris par l’effort requis. Le Bullitt, chargé comme une mule, était franchement très lourd, Mais ce qu’il y a de cool c’est qu’avec son centre de gravité très bas le poids est vraiment pas un problème, en revanche, il faut appuyer plus sur les pédales. On a pas du tout la sensation d’un vélo classique super chargé qui se met à avoir un comportement un petit peu bizarre.

Au final, ces 120 km se sont extrêmement bien passés et je suis rentré dans un état je ne dirais pas de fraîcheur totale, mais vraiment excellent.

La leçon de cette sortie c’est que je cruise aux alentours de 20/25 avec au final une moyenne d’un poil moins de 18. La conséquence c’est que pour viser plus long (ce qui est prévu) il va falloir planifier à mort pour ne pas tomber dans des durées indécentes et rentrer systématiquement de nuit.

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